Lorsque l’on compulse le Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de E. Benezit (éd. Gründ, 1999), on peut aisément trouver des informations concernant Maurice Max-Ingrand.
On y apprend, entre autres, que ce célèbre maître verrier (1908-1969) collabora à la décoration du Normandie, réalisa les décorations du théâtre du Palais de Chaillot et que l’on peut trouver ses oeuvres partout en France mais aussi à Bucarest, Bombay ou Tokyo. Il fut décoré de la Légion d’honneur et, après-guerre, il prit part aux commissions de restauration et de création de plusieurs cathédrales en France.
Quant à son art, on peut lire qu’il appartenait « au style 1930, caractérisé par une stylisation d’intention moderniste, lointainement issue d’une géométrisation cubisante ».

Mais ce qui est amusant, c’est la notice où apparaît Claude Serre, quelques tomes plus loin :
« Né en 1938 à Sucy-en-Brie (Seine–et-Oise). Dessinateur, graveur. Il vit et travaille à Lésigny. Il a participé en 1992 à
l’exposition : De Bonnard à Baselitz – Dix ans d’enrichissements du cabinet des estampes 1978-1988, à la Bibliothèque
Nationale à Paris. Graveur, il réalise aussi des dessins d’humour.
Musées : Paris (B.N., Cabinet des estampes) : le Printemps 1978 ».
C’est son talent de graveur qui est mis en avant, l’humour étant relégué en anecdote. Il se pourrait donc que, petit à petit, le
dessinateur humoriste laisse sa place à l’illustrateur injustement méconnu !

(INTERVIEW RÉALISÉE PAR EMMANUEL DANEY)
PHOTO n°2 et n°4 de LUDOVIC SERRE

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